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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 18:16









Et en plus , c'est un pavé !



Salut lecteur !

J'écris ça sous word, alors je me trouve un peu stupide là tout de suite, mais c'est pas grave ! Etant donné que je ne viens plus qu'une fois par semaine poster sur mon blog ( le samedi ), j'ai décidé de consigner mes journées sous word, quand j'en ais le temps, afin d'en faire un résumé en fin de semaine. Ce qui va me permettre de consigner en détail une journée, puis ensuite d'en garder uniquement l'essentiel une fois que je passerais sur over-blog. Bon, c'est une simple idée, je ne sais même pas si ça va durer, mais pour le moment j'en ai envie. Je verrais bien par la suite si cet écrit quittera word ou pas.

Passons donc à mes journées.


-Lundi.. 5h45, réveil hardcore.. Je descend les marches, totalement dans le gaz, et je commence par râler, étant donné que les chiens se précipitent en bas des marches pour m'acceuillir. Ce qui est très gentil à eux, mais je me lève à peine et je n'ai pas forcément beaucoup de patience. Déjà en temps normal je ne suis pas une personne très patiente, alors au réveil !

Je me dirige à petits pas vers la cuisine, me sert un café. Et comme tous les matins en semaine, j'allume la télévision, sur gulli, la châine de dessins-animés. Ni moi ni z'homme ne regardont. Mais nous avons constaté que quelqu'un regardait un programme. Aussi étonnant que ça puisse paraître, Cooky, tous les matins, à 6h, regarde la télé. Il y a à cette heure-là un truc dans le style télétubbies, vous voyez le genre. Personnellement, ça me tape sur le système. Mais on a constaté qu'il regardait. Il regarde vraiment. Il se couche devant la télé.. Il regarde l'écran, il incline la tête d'un côté ou d'un autre, suis le petit bonhomme sur l'écran des yeux et parfois de la tête, redresse les oreilles ou en plaque une en arrière.. Bref, vous voyez le tableau. On a trouvé ça hyper tordant. J'en ai pleuré de rire. Il faudra que je vous le filme à l'occasion. Parce que je me doute bien que sans ça, vous allez difficilement y croire, ce que je conçois parfaitement. Moi-même je ne le croirais pas en fait. Bref, en attendant, Cooky me suivant toujours partout dans la maison le matin, là, ce sont 20 minutes environs où il ne bouge pas. Et où, par conséquent, je suis tranquille. J'allume une cigarette en même temps que j'allume mon pc. Je tourne mon café dans lequel il n'y a pourtant pas de sucre, mais du lait concentré sucré. Je ne sais pas pourquoi je fais ça. Même moi parfois ça me tape sur le système. Le temps que l'ordinateur soit opérationnel, je tourne, je tourne, je tourne, je me demande comment ça se fait que ma tasse ne se soit pas encore trouée en fait... O__o

Une fois le naviguateur lancé, j'envoie internet pour ouvrir au choix : le monde, le figaro ou encore 20 minutes.fr.. Cela dépend des matins. Je bois enfin le café, tout en lisant le journal. Puis, j'éteins le pc et je vais me préparer. Tout est toujours hyper reglé au niveau du timing. Logique, il suffit de deux minutes de décalages, dans un sens comme dans l'autre ( retard ou avance ) pour que je m'angoisse en fait. Je dois faire les choses parfaitement à la même heure, c'est une sorte de toc chez moi allez savoir, c'est comme ça depuis que j'ai la notion de l'heure. Yvan me conduit jusqu'au lycée. Devant je retrouve Sooz, assise sur le muré, qui me tend.. un gobelet de café."Serré, comme tu les aimes!". Ne cherchez pas, cette fille est parfaite, tout simplement.

Cours de sms... Les deux premières heures servent pour le DS. Mais ça se passe bien. Récré, retour en sms, cours. Le soucis en cours de sms, c'est la place laissée au "blabla"... Je vais surement paraître bizarre, mais voilà, je supporte pas les cours où on ne fait rien, juste écouter -blablablabla- ce qui est déjà marqué dans le cours lui-même en fait, et auquel s'ajoutent quelques argumentations de la prof et de certains élèves, et généralement, des mini-débats suivent. Mais moi, à ce stade, je décroche déjà. Je ne supporte pas de rester sagement en place sur ma chaise, à ne rien faire du tout.. Mes mains n'ont rien pour s'occuper, d'ailleurs, c'est généralement dans ce genre de moment que j'ai une furieuse envie de fumer. Rester comme une pierre sur ma chaise bien sagement alors que tout ce qui est dit se trouve déjà dans le cours, je ne supporte pas. Certains prennent part au débat, d'autres bavardent, d'autre encore griffonnent sur leur cours, il y en a qui envoies discrétement des sms, dont l'accusé de réception fera vibrer la trousse sur la table, et moi, je vagabonde dans mon esprit. Je préfère, au risque de paraître dingue, passer un cours à gratter du papier plutôt que deux heures comme celles-là.. Et la fatigue se fait sentir.. ma tête est lourde, lourde... Je cède, je met ma tête sur ma main, coude sur la table, chose que cette prof ne tolère pas, et c'est normal, c'est un manque de respect, afficher clairement un " je me fait chier dans ton cours pendant que tu t'échines à tenter de m'apprendre quelque chose".. manquerait plus que je baille tiens.. Mais la prof ne dit rien et continue.. blablabla..

Soudain, je ne suis plus sur ma chaise, mais sur un énorme canapé d'angle blanc, si grand qu'on pourrait y tenir allongé à trois en fait. Devant moi, il y a une table basse en verre, plus loin une baie vitrée, donnant sur un paysage de montagne étrangement familier. Je suis dans une énorme maison. Je tiens dans ma main un verre ballon, un verre à vin en fait, dans lequel je bois du... jus de la passion. Et il est super bon. Et là, en face de moi, il y a Christine Bravo qui me parle. Ne me demandez pas pourquoi, étant donné que je ne regarde jamais Christine Bravo ( d'ailleurs, je ne suis même pas sure qu'elle passe encore à la télévision ) et que je ne peut pas la blairer. Mais elle est là, assise dans ce même canapé, on a l'air de bien se connaître en plus, elle me paraît sympathique et à ce moment précis, j'ai le sentiment que je l'aime bien. Je me surprend à me demander si je suis chez moi où chez elle.

Une main se pose sur mon bras, j'ouvre les yeux. Autours de moi, une salle, des tables, des chaises, et 23 têtes me regarde avec un grand sourire, 24, avec celui de la prof, à environ 30 centimètres de mon propre visage. Une envie de lui donner une giffle me prend, c'est connu, j'ai toujours de très mauvais réveils. Quand j'habitais chez ma mère, elle ne rentrait même pas dans ma chambre pour me réveiller le matin.. Mais non, rassurez-vous, je ne claque pas ma prof principale. Je devrais être totalement morfondue, sachant que la prof va péter les plombs, et pourtant, la tête toujours sur la main ( je me demande maintenant si elle ne se serait pas explosée contre mon bureau si elle ne m'avait pas réveillée ), une énorme vague de lassitude m'envahit, un sentiment bizarre, une sensation de "je me fiche de tout, et de ce qu'il va m'arriver", mais la prof, retire sa main de mon bras et reprend son cours comme si de rien n'était. La fille qui est à côté de moi, et qui bavardait jusqu'à présent avec Kévin situé derrière, s'éclate de rire au moment où je retire enfin la tête de ma main. Elle m'indique que j'ai les yeux bouffis et la marque de ma main sur le visage. Mais combien de temps je suis partie moi ?? Je tente de me redresser sur ma chaise, histoire de ne pas me faire avoir une seconde fois, et c'est le moment que choisit Sooz ( Loreleï en vrai), pour achever de me réveiller parfaitement. Je ne sais pas comment elle s'est débrouillée, et à dire vrai, elle non plus, mais en s'amusant avec un elastique à cheveux et sa trousse, un bic à fusé à travers toute la salle - Sooz étant assise tout au fond-, et il s'est dangereusement dirigé vers la prof qui était debout à son bureau, devant le tableau. Le bic passe à quelques dizaines de centimètres de sa tignasse et s'écrase contre le tableau en faisant un petit bruit sec, avant de terminer sa course sur l'estrade. Loupé. Dommage.. La prof passe du rose pâle au rouge vif à une vitesse incroyable. Je me demande si elle qui paraît toujours se contrôler ( ou avoir un balai là où vous savez, à vous de voir ) va enfin se lâcher un peu. Mais non. Elle respire - à ce moment je suis persuadée qu'elle compte mentalement jusqu'à 30 -, ramasse le bic, le dépose soigneusement sur son bureau, et avec une maîtrise incroyable et une voix très calme, elle indique à Sooz qu'elle veut qu'elle reste à la fin de l'heure. Sooz souffle bruyamment. Et je sais bien pourquoi. Nous avons une heure pour manger. Si à la sonnerie indiquant midi, on ne se dépêche pas d'arriver au self, on va se retrouver à la fin de la file, et nous ne serons pas à table avant 12h30. Ce qui signifie manger au lance-pierre, se précipiter devant le lycée pour fumer une cigarette en 4ème vitesse avant de retourner en cours. Justement, voilà la fin de l'heure, je fais signe à Sooz que je l'attend à la porte. J'entend la prof lui faire la morale, et Sooz s'excuser. Elle s'en sort bien. La prof lui fait une courte morale, et puis s'adresse à.. moi. Elle me dit qu'elle veut bien que je sois fatiguée, mais qu'elle aimerait que je fasse preuve de plus de vigilance à l'avenir. Je n'aime pas qu'elle soit aussi sympa. Ce n'est pas trop son genre. Elle me demande de rentrer, elle nous fait un mot pour passer prio au self. Tant mieux. Etant donné qu'une fois de plus, l'odeur même de la nourriture me file la nausée, je me demande encore pourquoi je perd mon temps à aller au self. Mon repas sera un coca cola cerise. Le cours de CSAS de l'après midi se déroulera sans encombre, et à la sortie, Yvan est déjà garé en double file devant le lycée. Retour silencieux à la maison. Un petit café.. Je fais ma pratique, puis dessine un peu un mandala. J'attaque devoirs et révisions. L'heure du repas arrive rapidement. Evidemment, qui dit repas, dit odeurs, qui dit odeurs, dit haut-le-coeur ( ça ryme en plus lol ). Mais bon, je me force, je sais que c'est payant, j'ai repris un kilo.J'ai la chance, ce soir, de découvrir avant tout le monde, étant donné qu'il sort le 16, l'album de rammstein. Je pourrais vous dire pourquoi et comment mais non en fait.Et rassurez vous, je ne suis ni la première personne ni la dernière à avoir cet avantage. Je ne parle pas des 30 premières secondes de toutes les chansons de l'album que tout le monde peut écouter sur le net, je parle de l'album en intégralité. Et je profite grandement. Première chanson, premiers accords, rammstein me manquait en fait. Chanson 2, 3...on arrive à la 6. Pas comme les autres. Je sais déjà que je suis à la chanson "calme" de l'album. C'est une guitare sèche qui joue. Aux premiers accords, je suis déjà accro à cette chanson.Je laisse Lindemann m'emporter au son de sa voix. C'est doux, mélodieux, nostalgique. J'ai du mal à comprendre les paroles, comme d'habitude, j'attendrais d'avoir l'album avec les écrits pour commencer à traduire. Mais cette chanson me porte, m'emporte. Et tout d'un coup, j'entend Lindemann dire : Ohhh non, rien de rien, ohhh non, je ne regrette rien". En français. Durant environs deux secondes, je demeure interdite.. puis remet la chanson du début. Des sourires se dessinent autours de moi, l'effet de surprise était attendu. Z'homme me dira plus tard qu'il attendait ce moment. Passé le moment de surprise, je dirais que Till chante hyper faux quand il chante en français xD. Je remet une fois de plus la chanson du début.. Elle est douce, je n'ai compris que la phrase en français à ce stade, et pourtant, j'ai l'impression que cette chanson est faite pour moi. Je m'approprie, je m'accroche à cette phrase, je ne regrette rien, accordée à la guitare sèche.. Difficile de décrire mes sentiments à ce moment. Il y a des chansons comme ça, on les écoutent et on a l'impression qu'elles sont pour nous. C'est le cas de celle-ci, comme tant d'autres. Je comprend pourquoi certains fans envoient des lettres à Rammstein.. Et au moment où je pense ça, Till se met à chanter plus fort encore OHHHH NONNNN RIEN DE RIENNN OHHH NONNNN JE NE REGRETTE RIENNNNNN... Jamais je n'enverrais de lettres à un chanteur ou à un groupe,même pas je m'imagine écrire une lettre à Rammstein ( lol), ce n'est pas mon genre, mais simplement, cette chanson me fait du bien. C'est stupide hein ? Je repars, remerciant tout le monde, avec certaines chansons, dont celle-ci évidemment, dans mon mp3. Retour maison. Il n'est pas très tard. Douche brulante, et je me couche, je n'ai pas envie de regarder la télévision, je suis crevée. Et pourtant, nous ne sommes que lundi. Je m'endors rapidement. Puis me réveille. Il est 23h. Je prend un livre, et je lis jusqu'à environ 0h30. Puis redodo.. z'homme, qui a eu une insomnie, se couche à 2h environ. Je me réveille.. Et ne me rendors plus.. Mon cerveau est parfaitement réveillé, on dirait qu'il a pris du speed le con, il réfléchit dans tous les sens, un tas d'idées m'envahissent. D'abord sur la journée passée, puis sur la journée à passer, puis sur ce que je pourrais faire, puis sur un article éventuel que je pourrais peut être taper.. Si utopiquement, je trouve le temps de le faire. Puis je pense à mon téléphone que j'allume si rarement depuis un petit moment. Allez savoir pourquoi. Alors je pense à ma mère. J'ai fini par lui téléphoner samedi. Elle était en voiture et s'était garé pour réceptionner l'appel. M'avait demandé de l'appeler dimanche. J'avais dis oui. Mais je ne l'ai pas fait. Je commence à culpabiliser. Je ne parle plus à beaucoup de monde. Je ne me connecte plus sur msn, je me contente de suivre un train-train, lycée-temple-dessins-révisions.. Comme si il n'y avait plus rien. Des proches, des amis ( Marie Ange notamment ) me l'ont déjà reprochés. Je pense à mamie. La culpabilité peut être douloureuse-physiquement même- parfois. Depuis combien de temps je n'ai pas pris la peine de l'appeler pour lui demander simplement comment elle va ? Elle qui est en dépression... Il est trois heures et demie du matin, il faut que j'oublie cette culpabillité, je me lève, descend les escaliers à tâtons. Je suis dans le noir et je fume une cigarette, en me disant, demain, je les appellent. Et là, je me dit que c'est toujours ce que je pense mais jamais ce que je fait... Rammstein accompagne cette culpabilité avec cette chanson qui tourne en boucle dans mon mp3 ( c'est à se demander qu'elle est l'utilité d'avoir 285 chansons dedans si je n'en écoute qu'une en fait... ), c'est un moment "sans" comme on dit. Je remonte me coucher, il est 4h et je sais que que le réveil va être encore plus dur...



 -Mardi.  5h45, je pensais que j'aurais du mal à me lever, mais en fait, la peur de ne pas réussir à me lever à l'heure fait que je suis parfaitement réveillée. Le petit coup de cafard/nostalgie, qui n'avait en plus pas lieu d'être, de la nuit, m'a quittée. Je me sent bien. Café, gulli pour le chien, ordi, douche, et me voilà partie avec z'homme. Il me dépose à l'arrêt de bus, et je sais que j'ai précisément le temps de fumer une cigarette avant que le bus arrive. Me voilà à la gare SCNF. Je me dirige vers le distributeur auto, et un vieux monsieur, sentant très mauvais, derrière moi, se met à hurler : vous les étudiants, vous avez des tarifs préférenciels pour tout !!!

Je me demande pourquoi il me gueule dessus comme ça de bon matin.. Mais bon.. Je repense à un sketch d'Anne Roumanoff et lui sourit en lui disant : et oui, les privilèges des uns font les discriminations des autres.

Il me traite de con. Je sourit à nouveau et lui dit : Merci, bonne journée à vous aussi.Avant le départ du train, j'ai encore le temps pour une cigarette, et je ne m'en prive pas. Je vois que le vieux monsieur choisit l'otpion "famille nombreuse" à la borne et récupère son ticket. Je regarde autours de lui mais il est seul. Je souri en pensant alors que c'est toujours ceux qui se plaignent énormément du système qui en profitent le plus. Je prend place dans le train, mp3 aux oreilles, écoutant encore la même chanson de Rammstein, et je pense que là, j'ai le temps pour appeler ma grand mère. Il est tôt mais elle se lève tôt. Je le pense mais je ne le fait pas. Et pourtant, sâchez que j'ai parfaitement conscience que je m'isole moi-même de tout et de tous, des autres, des proches, et qu'un jour où l'autre, ils ont beau m'aimer, forcément, ils vont s'éloigner. Ca arrivera, il y aura un moment où je vais avoir besoin de les voir, de les entendre, de me sentir en vie, de me sentir aimée, et ce jour-là, je vais me retourner, et je serais seule... Et je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même. J'aurais et je fais tout pour. Je le sais. C'est comme ça. C'est pas comme si je m'interdisais le bonheur, non pas du tout,j'ai une vie qui me convient,  mais bon, c'est assez compliqué à expliquer.. Désolée.

Bon après ça, forcément, y'a un moment où je commence à me détester d'être comme ça en ce moment. De penser comme ça, genre je déprime, alors que je ne déprime pas. Je sais pas trop comment décrire ce qui se passe. J'aimerais ne pas être comme ça, ne pas penser comme ça, ne pas avoir de nostalgie bizarre, etc.. Mais bon. Ca passera ! Mais heureusement, arrivée au lycée, je retrouve Sooz, Mélanie, Anaïs, Florence, Christophe, et Kévin avec son eternel : t'aurais pas une cloppe à me lâcher steuplé ? ". On déconne on rigole, et ça va mieux. Beaucoup mieux. Et c'est avec un grand sourire que je prend place en cours. La matinée se passe calmement et tranquillement. Je n'aime pas trop le mardi. Journée éval.. Mais bon, depuis un moment, il y a pas mal de journées éval durant la semaine, alors le mardi est en train de redevenir un jour comme un autre.

Dans l'après midi, je m'ennuie. Je pense à ma grand mère et j'ai une envie irrépressible de lui téléphoner. Là maintenant, je n'ai pas envie d'attendre 17h. Il est 15h20, on vient de rentrer de la récré. Je lève la main et demande l'autorisation d'aller à l'infirmerie. Accordée.

Je descend les escaliers et arrive dans le hall, mais au lieu de bifurquer vers le couloir de gauche afin de me rendre effectivement à l'infirmerie, je continue tout droit, vers la sortie, je traverse la cour et arrive au portail, fermé mais il y a un pion. Je lui indique, alors que je n'ai même pas mon sac, que j'ai terminé mes recherches au CDI, et que je n'ai plus cours. Par chance, il ne me demande pas mon carnet pour vérifier, il m'ouvre. Me voilà dehors. Ca a été tellement simple de sortir. Je m'allume une cigarette et appelle ma grand-mère. Qui a été super heureuse de m'avoir au téléphone. Elle m'indique que, sa DMLA progressant, elle ne peut plus écrire, et qu'elle aurait bien besoin de moi pour lui remplir des papiers. On tombe d'accord sur mercredi après midi, la semaine prochaine. J'ai cours, de français, mais ce n'est pas grave. On raccroche au bout de vingt minutes de conversation. Je me sens bien, je suis au soleil dehors, et d'un coup, je n'ai plus envie de retourner en bio. Ce n'est pas de moi hein ! J'envoie un sms à Sooz lui demandant de m'apporter mes affaires au portail. Elle arrive dix minutes plus tard. Elle me demande ce que je fais, je lui dis que je rentre chez moi. Elle s'éclate de rire en me disant que je vais me faire déchirer. Je rigole à mon tour, je m'en fiche un peu. Elle retourne en cours et moi j'appelle Yvan pour qu'il vienne me chercher.

Au retour, il s'arrête devant une super boutique des beaux arts à Cannes. Le genre de boutique qui me fait baver mais dans laquelle je ne suis jamais entrée, étant donné les prix. Il en ressort avec une nouvelle panoplie de pinceaux ( des Van Gogh à poils nobles, mes préférés.. ), deux nouvelles palettes, et des tubes de peinture acrylique. Je n'ai jamais tenté l'acrylique.

En rentrant, après m'être occupée des révisions ( ds d'allemand le lendemain ! ), et après ma pratique, je me lance. La peinture acrylique, c'est hyper simple d'utilisation. C'est génial. On peut faire énormément de choses avec elle. Allez, un petit avantage/désavantage quand même : c'est une peinture qui, à la différence de l'huile, sèche très très vite. Ce qui ne permet que difficilement de faire des dégradés. Je pense acheter un retardateur et le diluer avec un tout petit peu d'eau pour voir.

Le reste de la soirée passe rapidement, je me couche tôt et m'endors sans aucun problème, le bonheur quoi. Bon, je passe sur le rêve archi-pourri que j'ai fait hein, je préfèrerais l'oublier au plus vite celui-là !


 


-Mercredi. Et bien, en arrivant devant le lycée, je croise tout le monde et là, Mélanie me dit que nous n'avons pas TPE finalement. Je sors une question débile ( une de mes spécialités je dois bien avouer ) du genre : "C'est à dire ? "

Et Sooz me répond immédiatement : " C'est à dire que t'aurais pu te lever plus tard en fait!".

Oui, les étudiants sont des râleurs, enfin nous en tout cas. On pourrait croire qu'on se serait précipités en perm ou au CDI pour profiter de cette heure là pour réviser le DS d'allemand ( Sooz et moi étant les deux seules personnes de la classe ayant allemand en LV2 ). Mais non, nous avons préféré rester dehors à papoter et à déconner pendant toute une heure. A la sonnerie de 9 heures, on se regarde l'air de dire : putain on regrette on a été trop cons. Oui mais c'est fait comme on dit. Sooz n'a pas terminé sa cigarette, alors je l'attend un peu. Tout en la pressant parce que cette prof ne tolère pas le retard. C'est bon, on monte les escaliers en courant. On se rend compte qu'on a vachement trainé, plus aucun élève dans les couloirs. On commence à s'affoler dans les escaliers, mais bon, 3 étages à monter en courant c'est pas super cool non plus. Arrivées au couloir, on constate que les élèves d'allemand sont entrain de rentrer en cours et on sait qu'à partir du moment où la prof va fermer la porte, l'entrée en cours va être difficile. On commence à courir comme des tarés, en rigolant comme deux tordues parce que je me suis pris les pieds dans je ne sais quoi et que j'ai failli me rétamer. On a surement fait trop de bruit, à mi-chemin, une porte s'ouvre, une prof sort et nous jette en nous demandant ce qu'on est entrain de faire. On s'arrête, ne parvenant pas à nous empêcher de garder un sourire niais sur le visage. Nous avons envie de rire. On entend la prof d'allemand fermer la porte.. C'est la merde. Pour couronner le tout, la prof nous demande de retourner au début du couloir et de le traverser normalement en marchant. J'ai envie de lui gueuler qu'on a un DS mais bon... On obéit. On tape à la porte, et la prof nous envoie à la vie scolaire pour un billet de retard. On se retape les trois étages en sens inverse, et devant le bureau de la vie scolaire, on se fait interpeller par le CPE. Il nous demande le motif de notre retard et comme nous sommes incapable de répondre quoi que ce soit, il inscrit sans motif valable, nous indiquant que ce sera au prof de nous accepter en cours ou de nous envoyer en perm. Mais étant donné que nous avons ds, la prof nous accepte. Il est 9h15 quand je m'installe devant un sujet type bac d'allemand, je suis déjà fatiguée de la journée xD. Après le cours et la récré, on attend le prof de sport dans la cours. Je fais la tronche. J'ai de bons résultats en EPS mais c'est la seconde semaine où je suis dispensée. Donc je ne pratique pas. Mais je suis obligée d'aller en EPS. De prendre le bus et de regarder les autres, et je m'ennuie ferme... Si au moins il me laissait au CDI.. Mais non, je dois me peler parce que moi, je ne bouge pas, pendant que les autres font sport..

Retour, 3h de français.. tiens un DS... Ca devient lourd hein ??

En rentrant, je constate qu'il fait vachement froid aujourd'hui, on allume le poêle à la maison. Demain est une journée calme niveau cours. Je n'ai pas de DM, et rien de particulier à réviser. Je décide de compléter mon article sous word et de le transposer sur over-blog. Je ferais ensuite ma pratique et passerais sur les blogs qui sont passés chez moi. Demain, je vais au temple, et comme Anne-Sophie me l'a demandé, je prendrais des photos. C'est vrai que j'avais dit que je le ferais si ça tentait quelques-uns, la seule que ça tente c'est elle. Mais c'est Anne-So, alors elle peut me demander n'importe quoi à mettre dans mon blog, je le ferais. Et ouais !






En attendant, il m'a semblé avoir lu des commentaires sur les mandalas, alors je vous ai pris des photos pour vous expliquer rapidement comment on les fait. Ca détent, ça destresse et c'est très simple à réaliser. Pas besoin de savoir dessiner pour réaliser un beau mandala. Et pour ceux qui n'aiment pas dessiner, je crois qu'il existe des album de mandala à colorier.
Alors, j'en ai fait un, que j'ai photographié étapes par étapes, pour ceux qui ça intéresse. Je le mettrais en ligne prochainement. Patience ! Je crois que pour le moment, j'ai déjà écris suffisamment pour aujourd'hui, non ??

Je vais aller faire ma pratique, puis passer sur les blogs. Bonne fin de journée à tous.










Par Rafiki - Publié dans : Quotidien
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